La régularité dans la pratique
Le Bouddha attribuait les causes immédiates de son éveil à deux facteurs : un effort incessant et de l’insatisfaction à l’égard des réalisations qu'il avait déjà. Un manque de régularité est le talon d'Achille de nombreux pratiquants. Des périodes d'efforts intenses sont suivies de périodes d'inactivité, ce qui mène à peu ou pas de progrès à long terme. Cela peut être dû à des facteurs inévitables, comme la maladie, des responsabilités familiales ou professionnelles. Il se peut aussi qu’il faille tellement se forcer durant les périodes d'efforts intenses qu'après, l'esprit réagisse comme si tout ce travail acharné méritait un peu de détente. Mais « pratiquer dur, s'amuser dur » rend tout dur. Les jardiniers peuvent cesser de désherber leur jardin, faire une pause, puis reprendre le travail. Par contre, les chirurgiens ne peuvent pas s'arrêter en pleine opération et la pratique du Dhamma s'apparente davantage à une opération chirurgicale qu'à ...